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Internationales de la guitare : Raul Midón fait craquer l’Opéra …

Seul en scène, le chanteur et guitariste Raul Midón a pu exprimer toutes les nuances de sa soul music acoustique. Virtuose certes mais surtout généreux !

Au lendemain de la divine performance de Claire Diterzi, l’Opéra-Comédie, à Montpellier, accueillait jeudi, toujours dans le cadre des Internationales de la guitare, Raul Midón. Un grand moment suivi par une audience plus fournie que la veille et très exubérante.

Les plus fidèles du festival se souviendront sans doute que le chanteur américain avait déjà été invité, en 2010, en trio avec Manu Katché et Richard Bona… et les plus honnêtes que ledit concert avait plus tenu de la juxtaposition de virtuosités que de la communion de talents. Depuis, Raul Midón avait donné un autre concert dans la région, à Jazz à Sète, avec Richard Bona mais là encore, ces deux grands artistes avaient semblé plus côte à côte qu’ensemble.

Enfin, bref, on attendait toujours le premier véritable concert de Raul Midón… et on l’a eu ! Seul en scène, avec guitares, bongos, clavier, micro, sans la moindre pédale d’effet, difficile de faire plus simple, impossible d’imaginer plus honnête. Ça passe ou ça casse.


« Sunshine », morceau de bravoure inouï

Les premiers chansons, soul-pop, sont agréablement sucrées quoique assez standardisées. Nous n’en dirons pas autant de Sunshine. Cette merveille, longue suite soul acoustique, procède sur l’auditoire comme l’océan sur la falaise, par vagues successives, tantôt rafraîchissantes et séductrices, tantôt explosives et renversantes. En vérité, cette chanson est à Raul Midón ce que Dark Star était au Grateful Dead ou Machine Gun à Jimi Hendrix, le morceau de tous les morceaux, l’invariable tour de force, le chef-d’œuvre toujours renouvelé.

Jeudi soir, l’Américain joue de la guitare en taping de la main gauche, frappe des bongos de la droite, et alterne chant soulful et trompette à la bouche ! La version est longue, toujours passionnnante, longue, très longue, à tel point que l’on craint un instant qu’il passe ensuite aux rappels ! Il n’en sera évidemment rien, et le concert de reprendre d’une manière forcément moins folle mais plus du tout ordinaire.

Sous l’influence de Stevie Wonder

Jusqu’au dernier morceau State of Mind, cette fois un peu trop allongé (à notre goût du moins,  Raul Midón, tout entier voué à la satisfaction de son public en transe, nous semblant plus d’une fois bordé le cabotinage le plus éhonté), ce bel artiste a rendu hommage aux chanteurs qui l’ont inspiré, pour ne pas dire traumatisé : Bill Whithers, Donny Hattaway et par-dessus tout, Stevie Wonder. Il n’a pas besoin de le citer pour qu’il soit partout présent, dans la technique vocale, dans l’approche solaire de la mélodie, dans la spiritualité généreuse de ses textes, dans les influences subtilement tropicales…

Au fond, il ne manque à Raul Midón qu’une poignée de chansons supplémentaires du calibre de Sunshine pour qu’il rejoigne son maître au firmament des artistes afro-américains. En l’état, quel performeur hallucinant !

Article source: http://www.midilibre.fr/2013/10/11/internationales-de-la-guitare-raul-midon-fait-craquer-l-opera-comedi,768626.php

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