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[Scène Ouverte] In the Canopy

Quelle est la genèse d’In the Canopy ?
Joachim Müllner : Le groupe s’est formé en 2009, d’abord en duo avec Thomas Martinez (guitare électrique / choeurs) et moi au chant et à la guitare acoustique. Nous avons ensuite été rejoints par Thomas Chalindar (batterie) puis Erwan Karren (basse / choeurs) et enfin Maxime Lunel qui a enregistré et mixé notre 1er EP au studio Mastoïd à Pantin avant de nous rejoindre aux synthés et à la guitare électrique.

Le mieux, c’est de l’écouter, on est tous d’accord, mais avec quels mots définiriez-vous votre musique ? Quelles sont vos influences ?

Joachim Müllner : Nous parlons souvent de notre musique comme de l’Art Rock car ces mots reflètent à la fois le côté planant de notre musique et la puissance du rock que nous aimons invoquer.
Du côté des influences, celles du groupe sont très diverses et complémentaires. Pour ma part, elles vont du hip hop (J DIlla, MF Doom) et l’électro (Moderat, James Blake) au jazz (John Coltrane, Ibrahim Maalouf) en passant par la pop inde (Grizzly Bear, Half Moon Run) et le rock indé.(Mogwai, Zun Zun Egui).

Thomas Martinez : Pour moi qui ai plus une formation de percussionniste-batteur, je dirais que les influences se situent du côté des artistes qui s’expriment autant par le rythme que par les aspects mélodiques ou harmoniques. Sur le plan guitaristique, John Dieterich de Deerhoof, Lionel Loueke et sa guitare-kalimba, Sylvain Luc et son « oreille rythmique absolue » sont parmi mes modèles actuels. Je vénère aussi les « guitar-anti-hero » que sont Nick Drake, Joni Mitchell, Elliott Smith… Et puis Omar Rodriguez-Lopez et Josh Homme, c’est pas mal aussi, pour d’autres raisons.

Qui fait quoi ? Comment travaillez-vous ?

Joachim : Pour le premier EP et jusqu’aux titres que nous enregistrons et faisons mixer en ce moment même, qui seront à découvrir en début d’année prochaine, nous travaillons à partir de compositions de Thomas Martinez et moi. Chacun arrive avec une maquette et chaque musicien met en vie la ligne ébauchée au préalable. Et c’est ce plaisir du partage à 5 et la richesse du réarrangement avec tout le groupe qui nous a donné l’envie de commencer très prochainement à composer directement à 5. Nous en avons notamment fait l’expérience en devant nous réapproprier Tear Drop de Massive Attack pour une émission de France Inter et ce fut une expérience très enthousiasmante.

 Cet EP est sorti il y a tout juste un an. Où et dans quelles conditions a-t-il été enregistré; avec qui ?

Joachim : Cet EP a donc été enregistré dans le studio de Maxime, le Studio Mastoïd à Pantin, qui est peu à peu devenu notre repaire, notre fief, notre lieu d’expérimentation, notre studio de répétition aussi. Nous avions ces compos depuis un moment et les avons retravaillées avec Max pour qu’elles gagnent en richesse de sons (synthés, harmonisations de voix., textures électros…). Nous avons travaillé en piste par piste en prenant le temps d’expérimenter, de revenir, d’avancer… Et nous avons eu le plaisir d’accueillir 2 guests : les harmonisations secrètes de Georgia Ives à la voix et le solo sax élévateur et free Jazz de Franz Müllner au sax ténor.

Côté guitares, amplis, effets, quel matériel a été utilisé ?

Thomas M. : Je ne sais pas si il faut en être fier ou en avoir honte, mais tous les sons de guitare de l’EP Never Return sont issus de ma bonne vieille Squier Tele made in China ainsi que d’une folk Art Lutherie entrée de gamme !
Côté pédales, j’ai utilisé une BOSS Tremolo, un boost MXR Micro Amp, une disto Benrod Cream Can ainsi qu’un delay Electro Harmonix Memory Toy.
Joachim : Yeah ! Et c’est ça qui est bon. On a essayé pas mal de grattes et on est finalement souvent revenus à nos premiers amours qui font ce son sur lequel on s’est connus et sur lequel le son de Canopy s’est forgé. Après, nous avons aussi évidemment appris d’autres choses, découvert d’autres plaisirs et d’autres sons. Nous avons par exemple enregistré nos derniers titres sur un magnifique Marshall Plexi à lampe de 70.

Vos actus 2013 fourmillent d’infos intéressantes… Pour ne citer qu’elles : janvier – finalistes du tremplin Ricard Live, février – compilation We are Indie XIV, mars – repérage par la veille musicale Radio France, juin – lauréat du dispositif d’accompagnement du réseau MAP Give me Five, août Rock en Seine…En mars prochain, sortie de votre second EP. Et je passe les dates de concerts et autres résidences ! Cela fait de vous un groupe très actif, mais aussi très prometteur. Comment appréhendez-vous tout ça ?

Joachim : Haha ça faisait un moment qu’on avait oublié de tout mettre à la suite, mais en entendant tout ça, ça fait d’abord un grand plaisir tout chaud… Et puis ça met tout de suite une petite tension au ventre bien agréable qui se traduit en envie… Tous les 5 avons des parcours musicaux et professionnels différents, mais tous les 5 avons encore pour le moment des activités professionnelles extra canopiennes pour pouvoir vivre. Alors ces nombreuses expériences, tout ce qui nous est arrivé depuis un an, ça nous donne à chaque fois un peu plus l’envie et l’ambition de pouvoir bientôt nous consacrer pleinement à ce projet de la Canopée. En tout cas, nous faisons tout notre possible pour que cette ascension vers les cimes se poursuive.


Et donc, les projets pour 2014 ?!

Joachim : Eh bien comme tu le disais, nous préparons un EP, mais celui-ci est en train de se transformer en plusieurs titres que nous nous laisserons le plaisir de sortir à l’envie et à l’opportunité du moment. Nous travaillons également avec un graphiste pour composer la charte graphique canopienne de 2014, et préparons un clip pour le premier single qui devrait sortir en Mars 2014. Et sinon, la scène ! Elle est fondamentale pour nous, nous y prenons un pied puissant tous les 5 avec le public… Nous partageons une forte envie de partir faire vivre notre musique avec des publics que nous ne connaissons pas encore… Nous ferons une tournée dans le Sud Est en Mai 2014 et avons maintenant le désir d’aller jouer notre Canopée aux 5 coins de l’hexagone !

Vous êtes déjà bien accompagnés, mais de qui, de quoi auriez-vous encore besoin pour le bon développement du groupe ?

Joachim : Nous avons en effet la chance de travailler avec Carla Legendre notre manager, d’être accompagnés par plusieurs structures d’aide au développement artistique, et de travailler le son avec Justine Hebert ingénieure du son à La Maroquinerie de Paris, et depuis peu avec Quentin Vigoureux ingénieur lumières avec qui nous préparons la magnifique prochaine date du 18 Décembre au Divan du Monde à Paris pour la Mhappy Night avec également Mercredi Equitation et No Money Kids.

Pas de question, la voie est libre pour dire ce que vous voulez !

Joachim : Merci à vous pour ce moment ! Hâte de vous présenter nos prochains morceaux ! Et hâte de découvrir l’avenir de la Canopée !


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Article source: http://www.guitariste.com/interviews/in-the-canopy-never-return,3227,1.html

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