Un Aveyronnais au firmament de la guitare classique

Originaire de Florentin la Capelle, Jérémy Peret se passionna très tôt pour la pratique instrumentale, en particulier celle de la guitare électrique. Il ne tardera pas à convaincre ses parents, de l’inscrire à des cours privés, à onze ans, avant d’intégrer un an plus tard l’antenne espalionaise de l’École Nationale de Musique. En parallèle, Jérémy participait à divers ensembles dirigés par le directeur Frédéric Bonnet. De la variété qu’il déclinera sur diverses terrasses de café. «Le fait d’apprendre ainsi “sur le terrain”, être mis en condition de jeu en groupe et en public dès le plus jeune âge, est la meilleure des écoles», reconnaît le jeune homme.

Plus tard ce sera le lycée Foch à Rodez, avec l’obligation de s’orienter vers la guitare classique, seule option de cet instrument en ces lieux. Une nouvelle pratique plus rigoureuse, avec un travail du son plus élaboré, qu’il appréhendera rapidement, au point de décrocher son DEM (Diplôme d’Études Musicales) au bout de quatre ans seulement. Conscient alors que la diversité était une richesse, son bac en poche, Jérémy s’orientera vers le jazz, avec là encore, l’obtention d’un DEM au bout de trois ans, à la faveur des cours de Serge Lazarevitch. Une période très active durant laquelle il fera le bonheur du trio Tryptik, entre rock et jazz, formera un duo classique avec un camarade de classe, tout en enseignant à l’ENM ruthénois. Fort de ce CV, Jérémy enseignera un an à Mayotte, afin d’ajouter une touche d’exotisme à sa palette, au gré de découvertes musicales. Mais le classique, le jazz, et l’émulation d’un milieu guitariste lui manquaient. Son désir d’atteindre le haut niveau, le mènera vers Judicaël Perroy, un guitariste classique des plus talentueux, avec lequel il va se perfectionner. École supérieure très prisée et élitiste, le CNSM (Conservatoire National Supérieur de Paris), finira par lui ouvrir ses portes. L’ambition de Jérémy ne s’arrêtera pas là, puisqu’en juin dernier à Los Angeles, il finira troisième du plus prestigieux concours de guitare classique au monde : le GFA (Guitar Foundation of América). De la graine d’artiste à n’en pas douter, chez ce puriste très attaché à son Aveyron natal.

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