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Alain Navarro, organisateur de Pause Guitare : «Oui, on veut …

Alain Navarro, organisateur de Pause Guitare : «Oui, on veut séduire tous les publics»

Alain Navarro, organisateur de Pause Guitare : «Oui, on veut séduire tous les publics»


A quelques heures de recevoir sur la grande scène du festival, Bruel, Biolay, Raphaël et Alexis HK pour la clôture de cette 17e édition, Alain Navarro, le boss de Pause Guitare, établit un premier bilan et se projette déjà dans l’avenir.

Alors, cette édition 2013 ?

On a vécu des concerts d’une grande intensité avec des artistes qui ont vraiment joué le jeu comme lundi soir. Je ne peux m’empêcher de penser aussi à ces regards au bord de la scène lors du concert de Crosby, Stills and Nash, d’un public qui avait des yeux plein de souvenirs et c’était très émouvant. Globalement entre le show d’Iggy Pop samedi soir, Crosby, Stills and Nash et la soirée de lundi, c’est presque un sans-faute. C’est une très grosse édition que l’on a vécue cette année.

En terme d’affluence, un premier bilan ?

On ne rattrapera jamais l’absence de Tracy Chapman (NDLR: sa venue a été annulée). On est entre 25 et 26.000 entrées sur l’ensemble du festival. C’est un peu en dessous de nos prévisions. Le fait d’avoir un festival qui se termine le lundi et mardi, avec la contrainte du tour, nous a fait perdre du monde. La même programmation en fin de semaine nous aurait permis facilement d’avoir au moins 3000 entrées en plus

Le festival a trouvé son identité, sa couleur?

On est un festival de territoire. On ne sera jamais un festival de musiques actuelles parce qu’on n’en a pas les moyens, dans la mesure où l’on a des jauges très limitées (NDLR: 10000 places). L’objectif est d’ailleurs d’aller plutôt vers une baisse des capacités d’accueil avec un site redimensionné à pas plus de 8000 places. On va aussi revenir à trois jours sur Pratgraussals plutôt que 4. C’est plus évident de capter le public et c’est moins coûteux. Notre modèle économique est plutôt sur un format de trois jours.

Vous visez plutôt un public familial?

Oui, je veux que l’on reste sur un public familial, où chacun sait qu’il n’y a pas de danger, qu’il peut venir en toute tranquillité. On a été très souple en termes de sécurité, on a laissé passer les chaises pliantes et on a vu les gens s’approprier le site. L’idée est que Pratgraussals reste le plus paisible, le plus champêtre possible, pour qu’on puisse vivre le festival chacun à sa mesure. Certains s’éclatent et vont devant la scène, d’autres vivent le festival couché dans l’herbe à regarder le show..

D’où la variété dans la programmation?

Oui, on veut séduire tous les publics. Cela ne me pose pas de problème d’avoir une programmation très ouverte, populaire, de qualité. Le festival restera toujours un mix entre la chanson française, la découverte et une composante de stars ou d’ambiance comme on a pu retrouver avec Solveig ou Mika.

Un commentaire sur l’absence du off sur la ville et la scène découverte?

Tel que le site est imaginé aujourd’hui, il est dans sa bonne configuration. Il faut que la scène découverte ait une meilleure visibilité et s’ancre davantage dans le paysage du site. On devrait repasser à trois groupes sur la grande scène plutôt que quatre en supprimant le concert de 19 heures. Il souffre du soleil et de la chaleur sur le site. La scène découverte débuterait à cette heure-là avec une formation qui a déjà une certaine notoriété. Le regret de cette édition, c’est effectivement de ne pas avoir pu faire le off pour ce public qui vivait le festival sans avoir forcément un billet d’entrée. Il faudra trouver la solution pour 2014. Mais il faut savoir que l’organisation du off coûte 120000 euros quand les buvettes rapportent en recette 25000 euros. Cela me paraît difficile de le recréer un jour autour de la cathédrale.

Et avec le nouveau théâtre?

Oui, le grand théâtre va voir le jour. À côté, il y a aussi le gymnase de l’Athanor. Entre ce futur quartier culturel et Pratgraussals, il y a un lien à travailler avec la passerelle piétonne dans les 2 ou 3 années à venir. On pourrait monter une espèce de chaîne d’un lieu à l’autre en développant plein de maillons culturels sur le trajet.

Article source: http://www.ladepeche.fr/article/2013/07/10/1668619-alain-navarro-organisateur-pause-guitare-oui-veut-seduire-tous-publics.html

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