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Manu, jamais sans sa guitare

Son père s’illustre dans le cinéma, quand lui creuse son sillon dans la musique. Manu Lanvin sera pour la première fois à Dax ce soir en duo avec Neal Black, surnommé le « roi du Voodoo Blues ».

« Sud Ouest ». Comment s’est passée la rencontre avec Neal Black ?

Manu Lanvin. Il est venu dans mon studio à Paris, La Chocolaterie, pour y produire l’album d’une artiste américaine. On a discuté, joué de la guitare, et l’idée de faire un petit bout de chemin ensemble est venue, on s’est donc engagé pour une quinzaine de dates. J’ai retrouvé dans Neal Black une culture texane assez séduisante, la même culture qu’il y avait chez Calvin Russel, un des pionniers du blues dont la rencontre a été déterminante pour moi.

Le blues est-il une musique vivante, qui se réinvente ?

Bien sûr. Il y a des cycles, comme il y en a eu pour le rock’n’roll ou pour la soul musique. Aujourd’hui, on a plein d’artistes comme les Jack White ou les Black Keys qui ont cette culture. Évidemment ils l’ont remis un peu au goût du jour. L’idée n’est pas de reproduire forcément les schémas de cette musique telle qu’elle était jouée à l’époque. Mais s’en inspirer, essayer d’en faire quelque chose avec une pointe de modernité, donne envie de produire un album. Il y a une renaissance aujourd’hui avec des jeunes qui jouent de la guitare et du blues. Et quand on veut approcher cette musique-là, on n’a pas le choix, on est obligé de s’intéresser aux pionniers.

Votre père y est-il pour quelque chose dans votre amour pour le blues ?

Il ne l’est pas forcément, mais c’est sûr que quand on est issu d’une famille d’artistes, on rencontre beaucoup de musiciens et de gens du milieu artistique. Cette vibration-là, je l’ai côtoyée lorsque j’étais jeune, on m’emmenait dans des concerts déjà à l’âge de 5-6 ans, j’allais voir Téléphone, des groupes comme Trust.

C’est la première date de votre tournée avec Neal Black. Une appréhension ?

Il y a en a toujours lors des premières dates. Mais Neal a des affinités avec ce festival, il a joué durant les deux dernières éditions, et il m’a tout de suite rassuré quand à l’ambiance. Dans ce festival-là il y a des gens passionnés, ça ne peut que bien se passer !

Vous allez ensuite parcourir toute la France…

Parcourir la France ? Jusqu’à la fin de mes jours ! Si je peux brancher ma guitare jusqu’à mon dernier souffle, tout va bien !

Recueilli par Andde Irosbehere

Article source: http://www.sudouest.fr/2013/07/06/manu-jamais-sans-sa-guitare-1107196-3350.php

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