ISSOUDUN BAT LA MESURE SUR DES AIRS DE GUITARE


Luthier, un travail d’artiste


Stages : à chacun son style


Proximité avec les artistes


En direct sur 99.4 Mhz


Chéri, devine qui vient jouer ce soir ?


Le Dadgad Café sur de bons accords

Le 24e Festival guitare Issoudun débuterA le 1er novembre, pour trois jours. Une large palette de styles musicaux sont représentés au travers
de la programmation et des stages. Avec son Salon de la lutherie (photo), le rendez-vous draine chaque année plus de 2.000 visiteurs et musiciens.

Nashville et Issoudun ont un point commun. Il s’appelle Marcel Dadi. Sans le guitariste virtuose, disparu dans un crash d’avion en 1996, le nom d’Issoudun n’aurait probablement jamais été aussi intimement lié à la guitare. C’est en 1989 que l’aventure a commencé. A l’issue d’une rencontre entre Marcel Dadi, Gérard Sadois et Dominique Delpoux. A l’époque, Dadi cherchait une ville pour accueillir la réplique française de la Convention de guitare de Nashville. Le rassemblement devait, à l’origine, être itinérant. Il gardera finalement comme écrin la deuxième ville de l’Indre, où il grandira au point de devenir festival.

Envergure internationale

Vingt-trois éditions plus tard, les grands noms de la guitare continuent de s’y succéder. Le rendez-vous s’est taillé une envergure internationale. Guitaristes reconnus, passés maîtres, y retrouvent amateurs aguerris, débutants et musiciens professionnels. Un « melting-pot » que n’aurait pas renié Marcel Dadi dont les rencontres musicales, lors des premières conventions, donnaient lieu à des nuits à rallonge autour de la guitare. « Cette mixité a largement contribué au succès et à la longévité du festival », confirme Gérard Sadois, moteur de la manifestation aux côtés d’Alex Costanzo, Dominique Delpoux et Matzigner.
La forte empreinte de guitaristes d’outre-Atlantique – notamment Chet Atkins, âme de la convention de Nashville, venu dans les années 1990 à Issoudun, à l’invitation de Marcel Dadi – a également donné ses lettres de noblesse au rassemblement issoldunois. « Je me souviens de ce que disait Dadi au tout début : “ Faisons venir de grands guitaristes américains pour susciter l’envie des guitaristes français. ” C’est précisément ce qui s’est passé au départ. Et on en est là, aujourd’hui », poursuit Gérard Sadois.
Les talents ont amorcé le succès du festival. L’ambiance et l’esprit chaleureux l’ont pérennisé. « Il y a une atmosphère presque amicale entre artistes, bénévoles, festivaliers et professionnels de la lutherie qui se ressent quand on traîne sur le festival. Il existe d’autres festivals plus grands que nous, comme ceux de Montpellier ou de Patrimonio, en Corse. Ils rassemblent un public plus large, mais nous sommes les seuls à concentrer autant de guitaristes ! »

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